A la découverte des plantes... pas si simples...

Article issu du magazine d’information Réalités de l’Essonne, de l’Union des Maires de l’Essonne - UME

Doit-on faire remonter les liens qui unissent MILLY-LA- FORET et les plantes médicinales au XIIIè siècle ? C’est très probable. En effet, une maladredrie, construite à l’époque, est vouée à Saint-Blaise, médecin réputé pour ses soins par les simples. Aujourd’hui, seule subsiste de cet édifice la célèbre chapelle décorée par les fresques de Jean Cocteau, qui témoignent de l’importance des plantes dans l’histoire de la région.

Des textes remontant à la Révolution de 1789 font référence à la cueillette des plantes médicinales dans la région de Milly. L’existence des cultures est en outre une certitude dès la première moitié du XIXè siècle, des actes officiels en faisant mention. On produsait alors, entre autres, de la guimauve, pour la racine vendue à l’état frais et de la mauve pour la fleur séchée.

En 1885, un maraîcher Armand Darbonne s’installe à Milly et consacre d’emblée, plusieurs hectares aux plantes médicinales. En 1890 est construit le premier grand séchoir à plantes de la région (100 m x 5 m ) encore visible au Conservatoire des Plantes.

C’est la grande période des cultures de grande et petites absinthes, mélisse, hysope ( ces quatre plantes entrant dans la composition de l’alcool d’absinthe), menthe poivrée, pensée sauvage, datura, belladone...

La coopérative, crée en 1940, a regroupé jusqu’à 135 adhérents au début des années 50 qui a vendu jusqu’à plus de 130 tonnes de plantes sèches. La situation s’est dégradée à partir de 1955, due à l’apparition des produits de synthèse, à l’importation de plantes d’Afrique ou d’Europe de l’Est à prix bas. Nombreux sont les exploitants qui abandonnent les plantes ou qui, arrivés à la retraite, ne sont pas remplacés.

La coopérative doit vendre ses terrains et installations et en 1968, grâce au soutien de la société Darbonne, le Syndicat national peut engager un chercheur au Centre national d’expérimentation.

Parallèlement, au début des années 1970, la France connaît un regain d’intérêt pour la phytothérapie. Cet engouement du grand public ne s’est pas démenti depuis, la consommation nationale de plantes médicinales passant de 10 000 tonnes en 1970 à 25 000 tonnes en 1984. Aussi le centre national devient l’institut des plantes médicinales aromatiques et industrielles (ITPMAI) qui voit ses effets et ses moyens matériels considérablement augmentés.

LE CONSERVATOIRE
Le Conservatoire constitué au sein de l’institut et comportant plus de 1000 espèces et variétés de plantes médicinales, aromatiques et industrielles, aux organismes de recherche et aux industriels, un matériel végétal adapté à leurs besoins.
Largement ouvert au public, il constitue une vitrine pour les productions locales et continue à faire rayonner le nom de Milly dans le secteur des plantes médicinales. En outre, Milly est devenu grâce aux productions de la Société Darbonne-Darégal une région mondialement connue pour ses productions de plantes aromatiques ( estragon, persil, cerfeuil, menthe, coriandre...)

VISITER LES COLLECTIONS
Enchanteresses par la diversité des formes, des couleurs, des parfums dont elles sont composées. Vous y découvrirez les plantes tinctorales autrefois largement utilisées ( gaude, pastel, garance, genêt...)La gamme complète des aromatiques classiques ( sauges, menthes, thyms, origans, basilics...) et un grand nombre d’aromatiques exotiques ou moins connues ( agastaches, perilla, nepeta, germandrées, calaments, armoises...) ; d’innombrables espèces "seulement " médicinales et provenant des différentes régions tempérées du globe ; enfin les "simples" de nos régions de plaines présentées dans un jardin paysagé et réunies par milieu naturel ( plantes aquatiques, de friches, de sous-bois...)"


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